Publié dans Politique

Assemblée nationale - Une séance d’interpellation dominée par les doléances locales

Publié le lundi, 17 novembre 2025

La Chambre basse recevait hier une série de ministres pour une séance d’interpellation annoncée depuis plusieurs jours comme un moment fort de confrontation politique. Sur le papier, tout laissait croire à un débat mouvementé, avec les premiers face-à-face entre les députés et des membres du Gouvernement fraîchement nommés, des sujets sensibles et l’attention du public. Mais la réalité s’est révélée bien plus paisible que prévu.

Les ministres des Travaux publics, de la Santé publique, de l’Education nationale, de l’Energie et des Hydrocarbures, de l’Eau et de l’Assainissement, ainsi que celui de l’Intérieur et de la Décentralisation se sont succédé au pupitre pour présenter un bref aperçu de leurs actions. L’exercice restait toutefois limité, car le Premier ministre doit exposer aujourd’hui la Politique générale de l’Etat, ce qui a réduit la marge d’expression de chacun et contribué à calmer l’atmosphère. Les échanges sont ainsi restés très encadrés, loin des débats animés que certains observateurs ou journalistes imaginaient.

La séance, retransmise en direct à la radio et à la télévision nationale, a donné lieu à de nombreuses interventions des députés. La plupart ont profité de l’occasion pour relayer les doléances et difficultés rencontrées dans leurs Districts. Les demandes concernaient principalement la construction ou la réhabilitation d’infrastructures, ainsi que divers problèmes locaux que les élus souhaitaient mettre en avant devant les ministres. Malgré la fréquence des prises de parole, les interpellations véritablement politiques ont été peu nombreuses. Quelques députés ont néanmoins soulevé des questions sensibles, notamment sur la situation de la maire de la Capitale ou encore sur le sort des chefs Fokontany ainsi que la JIRAMA.

A ce propos, au milieu de la séance, une coupure de courant a plongé la salle dans l’obscurité. Cet incident a immédiatement provoqué les réactions des députés, qui ont profité du moment pour réclamer le départ du directeur général de la JIRAMA, estimant manifestement que cette panne illustrait une nouvelle fois les dysfonctionnements persistants de la compagnie.

Au moment où ces lignes sont écrites, les échanges se poursuivent encore à Tsimbazaza. L’on attend désormais la présentation de la Politique générale de l’Etat par le Premier ministre.

La Rédaction

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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